28 septembre 2007
joyeux souvenirs
Et oui un petit souvenir de vacance, du genre ce à quoi je me raccroche quand tout fout le camp, quand le moral tombe dans les chaussettes.
Ainsi nous étions sur la plage cet été, profitant d'une des rares journées ensoleillées de cet été pour le moins pourri. Petite famille classique se promenant avec son parasol, ses serviettes à la recherche de l'emplacement idéal. Nous le trouvons et nous installons confortablement. Aussitôt G. agée de 3 ans se met à vouloir vider la mer ou la remplir avec du sable, au choix de son humeur. Puis le regard tout doux elle me demande fort gentiment de creuser un énorme trou pour qu'elle puisse se cacher dedans.
Alors faisant appel à tout mon courage, à toutes mes connaissances d'homme fort, je prends la misérable pelle en plastique et me met à creuser vigoureusement. Je creuse encore et encore, agrandissant, aprofondissant ... Le temps passe et presque inlassablement je répète encore et toujours le même geste, enlevant à chaque pelleté un peu de sable à ce trou qui bientot devient énorme, conformément au souhait de ma fille adorée. Assez fier de moi et du travail accompli j'appelle G. qui arrive en courant tenant son saut en équilibre précaire entre ses deux mains.
"J'ai fini de creuser, il est assez profond le trou ?" Elle jette un oeil d'experte dans ce qui va bientot devenir, Ô combre de bonheur pour son papa, sa cachette préférée pour le reste de l'après midi et me lance un regard presque chargé de mépris :
"Il est pas fini ton trou, il y a encore plein de sable au fond ..."
Un ange passe et mon rire comble le silence.
18 septembre 2007
Aîe à mon âme.
Mettre des mots sur des choses fais, pas de problème je sais faire, faire une histoire érotique, porno, je sais aussi. Mais sur mes douleurs ? Jusqu'à maintenant non. Sur mes peurs oui ! Sur mes douleurs, de celles qui font monter les larmes aux yeux rien que d'y penser je n'ai pas encore fait. Et puis il y a eu ce poste chez Isa auquel j'ai répondu sans réfléchir, simplement parce que c'était le moment, le lieu. Je me sens bien chez elle, un peu comme ce bar de lecture que je fréquentai à Orléans en face de la cathédrale. Alors je vais à nouveau le raconter parce que l'écriture est ma libération, parce que le mots emportent avec eux un peu de mes larmes et que j'espère ainsi amoindrir cette source de tristesse.
Un dimanche soir chez mes parents.
Ma grand mère est à l'hôpital. Elle, ce roc indestructible, elle le pivot de ma famille, le ciment de cette fratrie arrive à la fin de sa période terrestre. Un de fil de l'hôpital. Il faut venir. Tout de suite. J'accompagne ma maman. La chambre sombre, l'infirmière qui tapote la joue de ma grand mère en lui parlant comme à une enfant et mon envie de lui dire, de lui crier "c'est ma mémé, vous ne pouvez pas lui parler comme ça, pas comme à un bébé." Enfin elle ouvre les yeux. Des yeux si fatigués si triste. L'infirmière se retire. Les yeux divaguent un instant, perdu dans ce visage lui-même perdu dans ce lit trop grand pour son corps devenu trop faible. Nous nous approchons, les yeux me fixent, vont, viennent, se perdent … Un murmure … Un souffle qui suffit à peine à porter les mots "Qui êtes vous" et d'un seul coup tout se perd dans cette chambre trop sombre, trop petite.
14 septembre 2007
euh ....
Oui je sais on me l'a déjà dit. Ce blog manque des choses de la chair. Mais que voulez vous nobles lectrices et lecteurs je suis ainsi fait. Je ne peux pas n'être qu'un obsédé des choses interdites au moins de 18 ans, je ne peux pas ne parler que de ça. Je suis tout de même un peu plus complexe. Bon d'accord pas beaucoup, je ne suis après tout qu'un mâle et comme beaucoup de mâles je possède 1 neurone et deux cerveaux entre les cuisses.
Disons que je suis dans une phase d'interrogation. Oui encore une. Je ne sais plus ou j'en suis, ce que je veux … a part faire l'amour s'entend.
Je me suis marié il y a maintenant fort longtemps et j'ai promis à ma douce et tendre de la rendre heureuse, de tout faire pour qu'elle le soit. Pour nous le bonheur ne passe pas par le materiel, pas besoin du dernier écran plat ready HD ou du dernier Ipod mini pour être heureux. Non simplement se voir, se supporter, s'aimer, se parler. Voir ensemble nos enfants grandir et l'herbe poussée dans le jardin. Mais voilà, chienne de vie qui nous bouscule. Il faut toujours courir, pour les enfants, pour aller se coucher, au réveil. Nous ne nous voyons plus nous nous croisons. Et lorsque par le plus grand hasard nous nous croisons dans le jardin c'est pour constater qu'il est trop tard, l'herbe à déjà poussée, il est temps de la coupé.
13 septembre 2007
atelier d'écriture
Le principe : l'animateur de l'atelier donne une consigne et celles et ceux qui le souhaite n'ont plus qu'à mettre leur neurones, leur clavier et leur crayon en jeu pour sortir ce qu'il trouve de mieux.
Et bien ... malgré le peu d'envie que j'ai je me suis lancé dans l'aventure et j'ai trouvé ça :
http://coumarine2.canalblog.com
Chacun peut y aller de sa petite contribution, le style n'est pas imposé, seul la première phrase du texte l'est. On y trouve de tout, des petits chefs d'oeuvre, des oeuvres poignantes, drôles ... Et chacun peut donner son avis, avoir aimé ou détester. Pas de jugement, pas de note, juste des commentaires souvent plein de bon sens.
12 septembre 2007
état d'esprit
A chaque retour de vacance la même déprime s'installe. A chaque fois la même chose, ce désir d'ailleurs, d'autres choses. Et puis ... Et puis cette incapacité à faire le premier pas qui nous mènera vers une vie révé. D'ailleurs ils sont ou mes rêves ? Ou est passé le petit moi qui se voyait insouciant et heureux de vivre ? Alors c'est la que reviennent les paroles de Souchon ci-dessous :
Tu la voyais pas comme ça ta vie,
Pas d'attaché-case quand t'étais p'tit,
Ton corps enfermé, costume crétin,
T'imaginais pas, j'sais bien.
Moi aussi j'en ai rêvé des rêves. Tant pis.
Tu la voyais grande et c'est une toute petite vie.
Tu la voyais pas comme ça, l'histoire :
Toi, t'étais tempête et rocher noir.
Mais qui t'a cassé ta boule de cristal,
Cassé tes envies, rendu banal ?
T'es moche en moustache, en laides sandales,
T'es cloche en bancal, p'tit caporal de centre commercial.
06 septembre 2007
marronier
Ainsi va la rentrée. Après deux semaines de vacances sous un soleil capricieux il a bien fallu reprendre le chemin du travail et surtout ... il a fallu emmener la plus grande à l'école pour sa première journée. La séparation s'est faite dans la douleur, surtout pour elle. Et puis pour moi. C'est difficile de voir son enfant pleurer, pas insupportable non, difficile simplement. un petit serrement au coeur, un petit pincement qui vous rappelle que c'est un peu de votre chair qui est là à hurler en vous regardant de ses yeux tout mouillés. Et puis il faut se décider, savoir se montrer ferme et rassurant à la fois. Et l'on part avec l'impression de trahir cette enfant qui place toute sa confiance en l'adulte, le parent que nous sommes.
Et puis aujourd'hui, en plus de la grande, j'ai ramené la petite à la crèche. Donc au déchirement de la première séparation ajouté celle de cette petite puce de 11 mois, qui vous regarde depuis les bras d'une nounou, l'air interrogatif (style : euh ... papa, tu peux m'expliquer la ? Tu vas quans même pas me laisser ici ?) et vous obtenez un pauvre papa, tout triste, tout lamentable, qui se sent sale à l'interieur, qui à le coeur qui saigne un peu ... Et qui en plus doit aller travailler. Pffu décidément c'est dur la vie.
05 septembre 2007
de retour
Et oui les deux semaines de repos du guerrier sont terminées. Et que dire ... c'est trop court bien évidement, surtout que le soleil à joué à cache avec les nuages et que bien souvent ce sont eux qui ont gagnés. Mais malgré l'air de la mer, le fait de ne plus courrir après le métro, les enfants, le boulot ... ça fait un bien fou. Et puis ... Et puis il y a eu ces instants de tendresse retrouvé, de désir partagé. Oh bien sur loin de mes rêves, de mes envies mais tout de même. Quel plaisir de la sentir contre moi, de me sentir en elle. Quelle joie de parcourir à nouveau son corps, de me perdre dans ses creux et ses déliés. En y repensant je trouve encore sur ma langue le parfum entetant de son moi intime, la douceur de son sein sur mes lèvres.
Mais voila il a fallu revenir, il a fallu retourner travailler et à nouveau le train train de la grande ville s'installe, les soirées longues, très longues sur le canapé à se gaver de bétises pour ne pas pensé à ce qu'est notre vie, à ce que sont devenus nos rêves.
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