26 juin 2008
texte d'hier et d'aujourd'hui.
Au détour du net, j'ai trouvé ce site http://erotissimo.canalblog.com/
Encore un site porno me direz-vous. Non car comme dit dans l'adresse c'est de l'érotisme. Avec des pépites comme nous ne savons plus en faire, ces mots tout juste décalés qui changent agréablement, un petit air de ne pas y toucher mais qui emmène tout de même droit à l'endroit des jouissances. Un vrai régale, vraiment.
Je cherche un petit bois touffu
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.
Allez Monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car si vous pleurez tout de bon
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient bien, dans une autre saison,
Men faire verser d'autres.
Quoi, vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ?
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère :
L'amant modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.
Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire,
Mais dans ce fortuné moment,
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maïtre
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.
Voltaire (1694-1778)
24 juin 2008
votre avis.
Voilà, en fait j'ai toujours le rêve d'écrire un livre (voir ici et puis là). Et comme je suis tétu et qu'en plus d'être obsédé j'ai des histoires plein la tête qui ne parlent pas de Q, je souhaite savoir si ce qui pourrait être la première page d'une livre vous donnerait envie de lire la suite :
Rien. Le silence. Même pas une lumière dans l'appartement. Cela tombe
bien Camille n'a aucune envie de le revoir. Deux jours qu'elle est
partie, qu'elle l'a quitté. Deux jours à pleurer cet amour mort d'avoir été trahi par une chimère.
Comme d'habitude l'appartement est en désordre, des livres partout, des câbles d'ordinateurs qui trainent. Elle n'a pas besoin d'allumer. Elle ne veut pas allumer. Si jamais il est dans la rue et qu'il voit la lumière il va se précipiter et lui faire un scène. De toutes les façon elle sait ce qu'elle veut et où le trouver.
Précautionneusement elle avance au milieu du fatras qui jonche le sol, pousse la porte de la chambre celle la même qui a vu quelques unes de leurs étreintes les plus torrides, de leur disputes les plus âpres. Au fond du placard elle trouve cette boite qui n'appartient qu'à elle, qui lui rappelle tant de souvenir.
Alors qu'elle s'apprête à partir après avoir jeté un dernier regard sur le lit qu'elle ne partagera plus un bruit la fige, ce grincement caractéristique de la porte d'entrée. Elle ne bouge plus, ne respire plus. Des voix qu'elle ne connait pas, des mots murmurés. Pas de lumière. Juste ces sons étouffés puis ce bruit d'un paquet jeté sur le sol. Camille ne bouge toujours pas, certaine que la porte va s'ouvrir pour le laisser apparaitre avec sa vieille barbe qui le maigrit et ses yeux cernés par la quête de son rêve. Mais non. Les pas s'éloignent, la porte grince à nouveau et le silence prend à nouveau possession des lieux. Lentement elle bouge. Elle sent avec une acuité toute particulière la sueur couler sur sa peau. Elle ouvre la porte et se dirige vers la liberté. Elle distingue dans la pénombre le sac jeté en travers du salon. Sa curiosité l'éloigne de la sortie et au fur et à mesure qu'elle approche elle sent qu'elle bascule dans un cauchemar.
Le coton commence dans les jambes, vrillent le ventre, bloquent les poumons et finit dans la tête. Une fois le cerveau saturé de tout ce qu'il voit il tire le rideau et c'est tout son corps qui s'écroule sur le parquet.
23 juin 2008
un peu de critique
Je me suis procuré l'album de Julien Doré et je l'ai écouté. Enfin j'ai essayé de l'écouter ... Niveau musique, j'aime bien. Mais par contre, il aurait peut être fallu qu'il se trouve quelqu'un pour écrire des paroles, parce que la même phrase, répétée à plus soif sur plusieurs tons, c'est marrant un peu, mais tout un album comme ça, c'est un peu long. Dommage, j'avais beaucoup aimé dans la nouvelle star, ce style un peu décalé, qui s'amuse sans sembler se poser de questions avec quelque chose en plus qui m'avait fait bonne impression. Peut être le deuxième album sera t-il un peu plus abouti ?
Par contre, je ne peux que conseiller "l'élégance du Hérisson" de Muriel Barbery, un vrai régal. Le livre qui peut vous réconcilier avec la littérature. Par littérature j'entends tout autre chose que Maxime Chattam qui est pour moi un bon auteur de gare. Du prêt à consommer, à lire et à oublier. Non l'élégance du hérisson c'est autre chose, c'est une plongée délicieuse dans les mots et dans l'humain, un moment de bonheur. Et des mots il y en a des dizaines et des dizaines dans ce roman. A la fin de ce roman force est de constaté que je suis plein d'envie, envie de lire encore et encore des choses qui appellent l'esprit, qui obligent les neurones à s'entrechoquer. J'ai adoré.
17 juin 2008
firefox 3
Il en pris du retard le renard, vieux filou qu'il est mais apparement il est prêt.
Et ce qui es
t annoncé me met l'eau à la bouche. Plus rapide, plus sur, plus léger ... Toujours plus de plus. Alors que il faut bien l'avouer Internet Explorer, même avec sa nouvelle version est franchement à la traine.
Le système des onglets sous IE ne fait que reprendre ce qui existe déjà sous Firefox, de plus même si des efforts dans la vitesse d'affichage ont été entrepris par les équipes de microsoft, nous sommes encore loin de ce que peut faire un renard volage.
Alors j'espère bien que ce lancement qui est prévu aujourd'hui va se dérouler correctement surtout que je suis très impatient du nouveau système de barre d'adresse qui doit changer nos habitudes.
le firefox de ma femme
Je suis effaré. De quoi
donc ? Des mâles qui sont tout de même d'étranges animaux. Tous se languissent
devant les jolis abricots tout lisse que l'on trouve sur les photos, dans les
films pornos. Certain demandent même à leur dame / femme / petite amie de se
raser voir de s'épiler pour leur faire ce plaisir. Il semblerait que les femmes
éprouvent plus de plaisir lorsque cette partie intime de leur anatomie est
glabre. Mais quand on leur demande "et toi ?" Généralement le silence
s'installe. Parfois même cette réponse qui me laisse sur le cul : "Mais ça
va pas non !". Comme si le fait de se raser / s'épiler à cet endroit
allait leur faire perdre leur virilité, comme si les femmes pouvaient le faire
mais pas eux, surtout pas eux. Et certain même d'ajouter "quand je lui
fais lèche-minette ça met des poiles, c'est dégueulasse". Mais messieurs,
quand votre dame vous prodigue la gâterie que vous aimez tant, pensez-vous que
vos poils soient si bien attachés que jamais elle n'en récolte un sur la langue
?
Pour ma part je le dis à haute voix, le revendique même, j'aime cette toison,
ce buisson qui la cache au regard.
J'aime y glisser les doigts, la lisser doucement. J'aime voir les gouttes de
son plaisir accrochées dedans. La mode est au glabre, au lisse. Au nom de l'hygiène et
de la beauté une tyrannie semble s'installer. J'ai souvenir d'une émission
parlant de la pornographie. Bien sur psy divers et varié étaient conviés. Une
infirmière scolaire racontait qu'un jour une jeune fille est venue la voir, en
pleur, disant qu'elle était anormal. La raison, un sexe normal naturel,
non rasé, non préparé. Mais voilà, son copain, éduquer à grand coup de film ne
semblait même pas savoir que les filles sont comme les garçons, arrivés à un
certain âge, et ben y a des poils qui poussent ! Et la pauvre infirmière de
tenter de rassurer la jeune fille et de terminer en demandant qu'à l'école soit
précisé que le poil est quelque chose de naturel.
Moi je le redis j'aime ça. Bien sur le poil qui reste coincé entre les dents,
les draps qu'il faut secouer souvent (mais de toutes façons il faut bien les
secoué non) ce n'est pas le plus agréable. Mais passer ma main entre ses
cuisses et caresser doucement cette toison, sans toucher les lèvres que je peux
deviner en dessous, souffler pour les coucher, jouer avec j'adore et pour
vraiment, mais alors vraiment pas grand chose je ne me passerai de ce plaisir.
16 juin 2008
Idée cadeau
Ben oui je prends un peu d'avance. Il faut dire que cette année,enfin l'année prochaine je vais essayer de faire original. Oublié le collier, la bague, la montre ou le pèse personne (quoique celui-ci soit plutôt de mauvais goût).
En fait en rangeant dans un placard j'ai mis la main sur une boîte à chaussure pleine de choses diverses et variées. Et surtout sur une quantité impressionnante de lettres provenant de moi.
J'ai commencé à lire tout cela et là une folle idée à germer dans ma tête, reprendre tout ce courrier du coeur, le taper à l'ordi, le mettre en ordre chronologique et en faire un livre. Un bel ouvrage, relié avec une couverture pleine de douceurs et de délicatesses.
C'est pour cela que je commence maintenant, tant de choses à taper, à corriger. Et puis essayer de ne rien oublier, tout mettre en ordre.
Et c'est également en faisant ce 'travail' que je me plonge dans le passée, faisant remonter des souvenirs enfouis, des douleurs que je croyais éteintes.
Pensez-vous que cela soit une bonne idée ?
13 juin 2008
phrase du jour.
Merci à Ephemère pour m'avoir emmené sur la voix du silence :
Pour moi qui n'écoute que très
peu de musique, j'adore cette phrase, je me sens en phase avec cette idée que
écouter tourner son cerveau ou bien écouter son cerveau se reposer est normal et
très agréable. Alors halte au bruit et au musique tonitruante partout.
« L'idéal du calme est dans un chat assis. Le calme est l'allié de la sérénité.
Il est le propre de ceux qui vivent en accord avec eux-mêmes. Nul n'est besoin
d'évoluer dans le bruit et le fracas pour se sentir exister. Il faut être seul
pour s'apaiser et se retrouver dans le calme de la solitude. »
Jules Renard
12 juin 2008
Youpiii !!!!
Et oui un grand moment de joie. Pourquoi ? Aurai-je enfin trouvé un emploi loin de cette vie de bagnard ? Et bein non, rien d'aussi grandiose mais peut être tout aussi important pour mon équilibre personnel. J'ai mis la main sur un nouvel atelier d'écriture.
Certe je mets un peu de temps à trouver mes marques mais au moins je peux laisser aller mon imagination. Bien sur je regrettes PP et ces commentaires qui portaient sur la forme autant que le fond. Bien sur je regrette la limite des 2000 mots qui obligeait à synthétiser un texte pour en extraire l'essentiel, à se tordre les méninges pour trouver le phraser le plus percutant tout en en conservant la beauté. Mais chez Kaleidoplumes je retrouve le plaisir des mots qu'il faut forcer pour coller à la consigne, le plaisir de se triturer les méninges pour faire un texte qui soit différent de celui des autres. Alors si vous avez un petit instant, laissé vous gagner par ces textes courts et souvent très agréables. D'ailleurs je vous livre la consigne 24 et ce que j'en ai sorti.
Consigne : Ecrivez un texte inspiré de cette photo.
Seule contrainte: En lisant votre texte, nous pourrons répondre à la question suivante:
Pourquoi les volets sont-ils clos ?
Pfffu … j'en peux plus. Encore toutes ces
marches à monter. Encore et toujours les même escaliers. Je sais bien
que c'est pour la bonne cause. C'est marrant mais j'ai l'impression
d'être déjà passé par ici. Sauf qu'avant les fenêtres étaient ouvertes,
avant les gens m'acclamaient. Pensez-vous je revenais au pays en
vainqueur. Car moi Monsieur, j'ai fait la guerre. Toutes les guerres
même je devrai dire. La sale, la propre, la der et les autres.
D'ailleurs dés qu'une guerre se déclare j'y vais. C'est un peu mon
métier. Je me souviens bien de la première que j'ai faite. C'était il y
a … au moins tout ça. Quand je suis revenu ils étaient tous la, à me
féliciter, à me remercier de les avoir libéré de l'envahisseur, de
l'oppresseur. Et puis il y a eu l'autre.
Bon c'est quand que
j'arrive en haut pour trouver la lumière et mon nouveau champ de
bataille. Le problème de la deuxième c'est que je me souviens bien de
quelque chose mais ça fait mal. Mal partout.
Enfin je le vois le trou qui m'attend tout en haut pour m'emmener au travail.
En
fait je me souviens surtout de Gus qui me criait de me coucher, puis du
truc qu'est tombé à coté de moi , explosant, emportant avec les
morceaux des parties de moi. Alors il y a eu la lumière, une autre,
plus belle, qui sentait la fin de tout et l'apaisement. Mais avant que
j'ai pu y aller Elle était là, a attendre, à recruter. Moi j'ai dis
pourquoi pas. Souvenez-vous d'un endroit ou vous avez été
particulièrement heureux, vos missions commenceront toujours de là.
Alors je me suis souvenu des escaliers avec tous ces gens aux fenêtres
qui me jetaient des fleurs. Et puis elle m'a fournit mon bardât et m'a
renvoyé en bas des marches. Alors je grimpe les escaliers parce qu'une
nouvelle guerre a commencé. Pffu la faux est de plus en lourdes, encore
pleins de vie que je vais attraper avec. Mais pourquoi les gens ne
m'acclament plus ?
06 juin 2008
Bouhhh !!!!
PP n'est plus. PP s'arrête. PP est abandonné dans un coin du net.
Cette nouvelle m'attriste profondément. J'aimai bien PP (Paroles Plurielles), cet atelier d'écriture. J'aimai y lire les aventures des autres, vois se développer des idées et des manières d'écrire différentes. Toujours surpris par l'imagination des participants, souvent pris par l'émotion à la lecture des textes .... Aujourd'hui comme nombre de ceux qui fréquentent PP, je me suis rendu sur le site pour lire la nouvelle consigne. Et la seule chose que j'ai trouvé c'est un mot qui m'a fendu l'âme.
Alors je n'ai plus qu'à me mettre en quête d'un autre lieu d'imaginaire ...
04 juin 2008
education et punition
Alors que je faisais une recherche sur la
fessée entre adultes consentant (oui je suis pervers, vicieux et bourré de
défaut) je suis tombé sur nombre de site traitant de la fessée comme punition
envers l'enfant. Et là je dois dire que j'ai été surpris.
Oui je le dis haut et fort il m'est arrivé et il m'arrivera certainement de
fesser encore mes enfants. Je veux bien admettre que cela n'est pas
nécessairement le bon moyen mais quand je lis que certain se proposent de faire
passer une loi interdisant cela je bondis, je m'insurge.
Bien sur que la fessée et autres sévices corporels ne doivent pas être utilisé
en tant que méthode éducative, bien sur qu'il y a certainement d'autres
manières de procéder. Mais je fais parti de ces parents qui un jour, excédés
par le comportement de leur enfant, désespérés d'une situation qu'aucune
punition ne semble pouvoir débloquer ont craqué et oui j'ai mis une fessée à ma
fille. Plus d'une même si je me souviens bien. Alors si jamais cette loi (que
je trouve particulièrement imbécile, étant quand même au sommet de l'ingérence
de la vie familiale) comment feront les parents qui ne sauront pas s'en sortir.
Pour ces malheureux qui osent porter la main sur leur progéniture et leur
infligé un traumatisme à vie va t-il être mis en place un soutien
psychologique, un pédiatre qui répondra au téléphone à tout heure du jour ou de
la nuit pour conseiller les parents sur la manière d'agir ou de réagir quand
son enfant à décider tout d'abord de défoncer la tête de sa petite soeur avec
un coussin, puis de casser la porte de sa chambre à coup de pied et finalement
briser les lattes de son lit en sautant dessus.
Avant d'interdire quelque chose qui certes n'est pas anodin, il vaudrait mieux
tenter de former les parents. Je rappelle tout de même que nos chers bambins ne
sont pas livrés avec un mode d'emploi et que l'on a beau lire tout les livres
que l'on veut, écouter tout les pédo bidules que l'on peut trouver sur les
ondes, chaque petit être est une chose complète, entière et unique qui ne
réagit pas toujours comme on peut le lire ou l'entendre.
P.S. et tout autre chose. Merci Pousse Mousse pour tes mails qui, même si je n'y ai jamais répondu m'ont fait un bien fou.
== Publicité ==



