28 juillet 2008
et eux
En parcourant des blogs divers et variés je suis tombé ici http://emoisetmauxmesmotsetmoi.blogspot.com/
Je ne sais plus comment j'ai fait. Mais le fait est que ce que j'y ai lu m'a bien plu, que c'est joliment écrit et que cela donne envie d'y revenir.
En plus je me suis aperçu que j'étais dans les liens et comme je suis quelqu'un de bien élevé je rends la politesse.
Allez y faire un tour, c'est un petit plaisir tout à fait agréable.
21 juillet 2008
morceau choisit
Voici un exemple de ce que dans ma
jeunesse j'écrivais à ma douce et tendre amoureuse :
Mon amour,
Commençons par planter le décor. Tes sacs sont posés par terre, à moitié
défait. Le lit est en pagaille. Tu portes ta petite robe noire, tu sais, celle
qui s'ouvre sur le devant et que tu portais le soir ou nous avons fait l'amour
pendant les vacances. Tu t'assois à genoux, sur ton lit, le regard allumé par
un brasier ardent. Lentement je fais glisser mon pantalon libérant ma colonne
d'amour. Tu la regardes avec appétit et te jettes dessus. Ta langue court sur
le gland, tu happes ce tendre morceau tout en caressant doucement les bourses
remplies. Ta langue s'agite ne faisant que redécouvrir un plaisir toujours
renouvelé. Puis d'un seul coup tu m'abandonnes, me laissant tremblant de désir.
Tu lèches tes lèvres à la recherche des odeurs que je t'aurai laissées puis
d'un signe de tête tu me désignes l'écharpe pour que je recouvre tes beaux
yeux. Mais je veux d'abord te voir jouir sous tes caresses. Tu relèves alors le
bas de ta robe, libérant ton épaisse toison brune. Lentement tes doigts courent
le long de ta fente qui s'écarte, tu en glisses un entre tes lèvres, à la
recherche de ton petit bouton d'amour. Tu glisses sur lui, le touche, soupire
avec bonheur de sentir déferler en toi une vague de plaisir. Moi je regarde, le
sexe dressé, l'œil brillant du plaisir du voyeur cette fente qui s'ouvre
davantage comme un appel à l'amour. Bientôt un doigt timide se glisse à
l'intérieur, commence un va et vient, ressort luisant puis y retourne,
accompagné d'un autre. Ta respiration est de plus en plus rapide. Alors qu'une
main plonge dans ton intimité, l'autre excite ton clitoris dans un mouvement de
plus en plus rapide, de plus en plus désordonné. Finalement un râle sort de ta
gorge au moment ou le plaisir te submerge. Je te regarde, reconnaissant pour le
bonheur que tu viens de me donner à te laisser violer par mon regard puis
méthodiquement me mets à lécher tes doigts encore tout luisant. Je remonte et
t'embrasse, nos 2 langues se cherchent, se trouvent, se fuient dans un balai
d'où le temps est absent.
Puis, répondant à ta demande, je noue mon écharpe sur tes yeux. Je me saisi
alors des menottes et t'attache. Tu es étendue là, toute offerte à mon bon
vouloir. Je t'embrasse goulûment tout en fourrageant de deux doigts
inquisiteurs ce sexe humide, te fais de longs baisers dans le cou qui te laisse
des marques humides. Mes mains s'attardent sur tes seins, les caressant d'abord
légèrement ce qui provoque l'érection des pointes puis les prennent à pleines
mains pour les pétrir tout en glissant ma langue dans ta bouche.
Soudain je t'abandonne. Tu ne peux sentir que mes mains sur tes cuisses qui
sont la pour les garder ouvertes, Je plonge la tête, langue la première dans
cette fente aux senteurs enivrantes, je chatouille ton petit bouton t'arrachant
des soupirs, tu te tords et quand j'aspire ton clitoris, tu te tends comme un
chat prêt à se détendre, je le relâche, remonte jusqu'à ta poitrine sur
laquelle je me jette avec dévotion tout en laissant un doigt s'agiter dans ton
sexe. Tu pousses soupir sur soupir, de temps en temps un râle sort de ta gorge,
vite remplacé par un autre.
Je présente à ta bouche mimine et force tes lèvres pour que tu l'acceptes. Dés
qu'elle est entrée, tu fermes la bouche, comme si tu ne voulais plus la lâcher.
Ta langue court sur le gland, s'arrête sur le méat, descend jusqu'au frein
qu'elle titille. Je me retire et te mets à quatre pattes. Je t'embrasse les
fesses, les mordilles légèrement, admire ta fente humide, glisse une langue
timide entre les lèvres entrouvertes tout en te caressant. Plus rien. Je ne
suis plus là.
De nouveau tu sens un doigt sur ta fente et qui glisse doucement vers ton trou
mignon, tourne un peu autour et s'y enfonce doucement. Il ressort, retourne te
caresser la fente et revient dans cette rose aux parfums entêtant, accompagné
cette fois. L'autre main n'a de cesse de jouer avec tes seins. Bientôt tu sens
un sexe ganté glissé sur ta fente, chatouiller ton clito puis remonter vers
l'autre trou. Je force un peu son entrée, attentif à tes moindres plaintes, je
pénètre l'intérieur avec douceur et insistance, une main sur ton sexe va et
vient alors que l'autre guide l'objet de ton plaisir dans ton derrière.
J'entame un mouvement de va et viens. Tu te mets à crier, à te débattre dans
tes entraves. J'attrape à deux mains tes fesses, les pétris, les griffe. Je
sors de cette enclave serrée et alors tu peux sentir mon membre nu pénétrer ton
intimité avec forces, aller le plus loin possible. Tu t'écroules, soupires,
gémis, signe de la victoire, de celle du plaisir sur ton corps de femme puis
j'explose en toi, libérant ma semence au plus profond de ton être, poussant
toujours plus loin pour que les jets t'inondent.
Je reste quelques instants immobiles, à savourer ce plaisir que tu m'as donné
puis te libère de tes chaînes, te prends dans mes bras et te serre contre moi
dans l’espoir que le désir quelques instants plus tard renaissent.
Que c'est dur ...
Pour ceux qui ne suivent pas, le 1 est ici
Donc de mes dix petits doigts, je tape, tapent et retape encore sur mon clavier les mots doux et parfois douloureux envoyés à ma belle. Que c'est long, que c'est difficile. Mais le pire reste à venir. Il faut encore corriger les premières frappes, enlever toutes les coquilles et puis après viendra le temps de la mise en page.
Le pire est que je ne peux faire lire cela à personne. Trop de chose intime, trop de morceau de moi-même, trop ... Trop d'Amour. Alors même à vous je ne donnerai à lire que des morceaux choisis.
C'est dans ces cas là que je me dis que Paris à du bon avec ses longues minutes de RER. Donc si vous voyer dans le C un pauvre hère, stylo à la main en train de corriger des feuilles en bleu ou noir (si jamais il le fait en rouge, c'est un prof, ce n'est pas moi) alors disais-je, il y a de fortes chances pour que ce soit moi.
Et celui qui me trouvera je lui donnerai un exemplaire à lire pour qu'il m'aide dans cette tache.
17 juillet 2008
paranoïa
Nous G. U. I. T. désapprouvons la vente de bombe à impulsion électromagnétique. Le terme bombe propre est une antinomie et nous G8, allons le prouver par l'exemple.
18 mars 2010 – DGSE – 22H55
"
Norbert, le Ministre veut vous voir.
- Ok Philippe, ok … je pars tout de suite.
- Pas la peine, il est dans votre bureau."
Sans un mot Norbert, la quarantaine bien passée, va droit dans son bureau. Un espace clair avec comme décoration quelques babioles ramenées de ses différentes missions. A son entrée son visiteur se lève et lui serre la main. Comme tout bon politique il le fait juste ce qu'il faut pour que son vis-à-vis ait l'impression d'exister, qu'il est important.
"
Monsieur le Ministre.
- Norbert, excusez moi de m'inviter de manière aussi cavalière mais l'heure
n'est pas aux minaudages. Avez-vous entendu parler de ce G. U. I. T.
- Comme tout le monde Monsieur le Ministre, j'ai vu la dépêche AFP.
- Très bien, alors que pouvez vous me dire sur ce groupe ?"
Norbert prend son temps, regardant le visage apparemment détendu qui lui fait face. Mais tous ces gestes chez un homme qui prône la maîtrise de tout, du geste sur et économique, les yeux un peu moins brillant que lors de leur dernière entrevue lui laisse présagé quelques mauvaises nouvelles.
" Nous ne savons pas grand chose de ce groupe Monsieur, et je dois bien l'avouer avant qu'il n'ait appelé pour nous il n'existait pas. Nous savons que leur acronyme signifie Groupement d'Utilité International Terroriste. Et c'est à peu près tout."
Les mains croisées sur son bureau Norbert réfléchit en même temps qu'il parle. Pourquoi un Ministre de la défense était-il dans son bureau pour une dépêche AFP émanant d'un groupuscule que personne ne connaît ?
" Même
si l'enquête préliminaire laisse pensée que nous avons à faire à un peu plus
que des farceurs."
Le ministre le coupe brutalement : "c'est à dire ?
- La dépêche est téléphonée. Nous sommes remonté jusqu'au téléphone à carte
prépayée. L'appareil a été acheté à l'étranger, en Suisse. La carte dans un
tabac du centre de Paris. Et le téléphone jeté dans une poubelle suite à
l'appel. Le téléphone était allumé ce qui nous a permis de le retrouver
rapidement. Il n'a servi qu'une fois, juste pour passer cet appel. Bien entendu
par de trace physico-chimique …
- de trace ?
- Pas d'empreinte, de matériel génétique. Rien qui nous permette de remonter
jusqu'à l'auteur de l'appel.
- Vraiment ? Rien ?
- Non Monsieur le Ministre, rien. Mais puis-je me permettre une question
Monsieur ?
- Je vous en prie Norbert.
- Monsieur le Ministre, pourriez-vous m'expliquer pourquoi une dépêche AFP
retient à ce point votre attention ?
- Mmmh … Nos homologues allemands, anglais, russes, pakistanais, chinois … et
la liste est longue ont reçu le même message. Les agences de presses de la
plupart des pays du monde ont reçu le même appel anonyme. Grâce au système de
reconnaissance des messages par mot clé l'alerte fa été donné et tout les
ministère avertis … Et par l'intermédiaire des Ministres en personne comme il
est prévu dans les cas de crises les services secrets concernés."
Norbert accuse le coup. Ce qui vu d'ici ressemble à une blague d'étudiant bien préparée prend tout à coup une ampleur démesurée.
"Les lignes spéciales sont ouvertes. Norbert n'hésité pas à les utiliser. Vous avez toute autorité et latitude pour cette affaire. Nous n'en répondrez qu'à moi."
Le ministre se lève puis tend la main à son interlocuteur. La poigne est ferme, style "je compte sur vous", le visage grave avec juste ce petit sourire "j'ai confiance".
" Au
revoir Norbert.
- Monsieur le Ministre".
Et avant qu'il n'ait eu le temps de réaliser le Ministre est sorti du bureau.
19 mars 2010 – Dampierre : 12H30
Les deux hommes sont là, attendant l'heure du repas. Plus de deux mois qu'ils travaillent ici. Tout les deux de formations ingénieurs, ils ont choisis l'intérim et dans leur secteur, avec leur spécialisation, ce n'est pas l'activité qui manque.
"
Alors c'est pour aujourd'hui ?
- Oui c'est ce que Matias a indiqué.
- Tu es prêt ?
- Oui. Pas toi ?
- Sissi, bien sur."
Ensemble
les deux hommes entrent au réfectoire et vont chercher leur gamelle dans le
réfrigérateur. Un observateur attentif aurait remarqué que le plus grand porte
dans son sac 3 boîtes et l'autre 4 boîtes. Le même observateur n'aurait pas
manqué de s'apercevoir que Etienne, puisque tel est son nom ne touche pas à la
quatrième boîte. Mais qu'aurait pu en déduire cet observateur ? Qu'Etienne n'a
plus faim ou bien que son épouse est mauvaise cuisinière.
Leur repas terminé les deux hommes retournent à leur pupitre de contrôle.
Même jour – Paris – 16H45
"Norbert
nous avons une piste. Grâce à la caméra de surveillance de la banque en face du
tabac, de celle de la bijouterie à coté et celle
- Abrégé, je vous prie ! Conclusion ?
- Nous avons identifié 6 des 8 personnes qui ont acheté des cartes
- Pourquoi seulement 6 ? La voix est cassante, demandant des réponses
immédiates.
- Les deux personnes ne sont pas équipées de puce. Toutefois l'une d'elle a
utilisé un passe navigo pour prendre le métro. Nous procédons au recoupement
nécessaire à son identification. Avec la vidéo-surveillance du métro, l'appui
du logiciel de reconnaissance des visages nous devrions avoir une réponse dans
les 15 minutes qui suivent.
- Ok et le dernier ?
- Lui nous pose un vrai problème. Il est masqué avec une écharpe donc pour la
reconnaissance c'est foutu et …" L'interlocuteur hésite à poursuivre
" Et ?
- Il a passé les portiques du métro avec un ticket.
- Merde ! Mais il vit à l'âge de pierre ou quoi ! Depuis le temps que nous demandons
que ces portiques soient retirés. Mais elle nous fait chier la CNIL avec son
droit des individus à rester dans l'anonymat. Quand est-ce qu'il comprendrons
que c'est la défense nationale qui est en jeu.
- Nous avons tout de même un élément, il est d'origine étrangère.
- Alors là c'est le bouquet !" Norbert explose. La tension au-dessus de
lui est énorme. Tous les services secrets collaborent pour mettre un visage sur
cette menace, tous les ministres concernés le harcèle, lui l'homme de toutes
les situations. Mais pour l'heure il sent surtout que tout lui échappe.
"Franchement
Franck, tu me voies aller chez le Ministre lui annoncer tranquillement
Monsieur, nous suspectons fortement un homme d'origine étrangère être lié à
cette affaire, nous ne savons rien de lui si ce n'est qu'il a disparu. Ce n'est
pas réaliste. Trouve le. Carte blanche. Remonte toutes les pistes, réveilles
tout les merdeux que tu veux, passe tout au détecteur mais retrouve moi ce
type. Je veux tout savoir de lui. Compris ?
- Oui Norbert".
Même jour – Paris – 18 H
Etienne Lebourg, étudiant en physique, français bien de chez lui en Corrèze pense encore à ce coup de fil qu'il a passé. Un seul numéro à composé, un message enregistré à faire passer sur le téléphone et jeté l'appareil. Tel étaient les instructions données par son professeur. Un canular qu'il lui a dit. Mais Etienne a un doute.
Même jour – Dampierre – 20 H
Cela fait maintenant plus de 3 heures qu'une personne mal intentionnée à débrancher le réfrigérateur du réfectoire. La température intérieure est montée d'un degré. Un tout petit degré. Mais suffisant pour que les nanoparticules assemblées sous forme de boîte se mettent à bouger dans un ensemble parfait transformant la simple boîte en quelque chose d'autre.
Même jour – Paris – 22 H
La tension
est dans l'air. Tout les hommes sont présents, attendant le signal. Norbert est
derrière, il n'a plus l'âge de ces actions coups de poings. Et puis il sait
comment tout ça va se terminer. Les hommes qui vont avancer, guider par leur collègue
qui recevront en direct par satellite les emplacements des habitants de la
maison grâce aux infra-rouges. Et quand tout le monde sera en place, la porte
qui va exploser sous l'explosif léger, les femmes les hommes et les enfants
affolés, peut être une riposte.
Ils l'ont retrouvé grâce à son écharpe. Un modèle standard acheté en grande
surface. Ils ont recoupé les bases de données des petites, moyennes et grandes
surfaces, référencé tout les achats effectués par carte ou liquide, fait des
recoupements entre le peu d'image qu'ils ont et celles des caméras de tout ces
magasins. Et puis le nouveau logiciel qui permet de reconnaître sur des images
des tissus et des couleurs. Ainsi ils ont su qui il est et ou il est descendu.
En se connectant sur son réseau informatique et domotique ils ont appris que
l'homme mange de tout sans exception, qu'il boit de l'alcool en quantité
raisonnable et qu'il utilise des préservatifs.
Par contre impossible dans un laps de temps aussi court de savoir ce qu'il
achète lui-même. Quand donc les billets seront interdits !
Un frisson parcourt la rue. Un doigt appuie sur le bouton. La porte tombe, des
cris, des pleurs. Tout se déroule vite. Pas de coup de feu. L'homme sort
entouré de militaires, est poussé dans une voiture.
Et voilà, pense Norbert. Maintenant à moi de jouer pour savoir qui il est
réellement.
20 mars 2010 – Dampierre – 2 H
La boîte a
finit sa transformation, un assemblage complexe de pièce électronique. Un petit
clique et l'onde de la bombe électromagnétique parcourt 1 km² en moins d'une
seconde arrêtant brutalement tout les systèmes électroniques.
Le bureau de contrôle de la centrale nucléaire s'arrête. Le tableau de bord
devient noir, les systèmes de secours commandés électroniquement étant
également arrêtés, aucun des quatre générateurs de secours ne se mettent en
route. Le temps que les techniciens comprennent l'ampleur de la catastrophe à
venir, la température du cœur a déjà augmenté de manière inquiétante. Le
système électronique faisant tomber les barres de sécurité destinées à arrêter
la fusion ne fonctionne plus. Le cœur chauffe et atteint une température
critique ou la réaction se suffit à elle-même.
20 mars 2010 – Dampierre – 4H46
"Martine
?
- Oui qu'est ce qu'il se passe ?
- Prends les enfants, partez … tout de suite.
- C'est grave ?
- Oui. Partez loin, très loin. Dis leur que je les aime.
08 juillet 2008
folie
Actuellement je travaille dans un très beau quartier de notre chère capitale, le 1er arrondissement. Place Vendôme exactement. Vous savez, celle des joailliers, des montres à 40 000 € (période de solde !) et des voitures de luxe.
Cette place est située juste à coté de la rue St Honoré, vous savez celles-qui sont en jaune, à coté de la rue de la paix.
Et bien dans cette rue se trouve une boutique : la maison Goyard. Une très belle devanture qui n'a pas manqué d'attirer mon regard et celui de nombreux passants. Et comme je suis de nature curieuse, en plus de m'approcher, j'ai regardé. Et qu'est ce que j'ai vu ? Et bien un très joli collier d'une valeur de 750 €. Seul hic, il s'agit d'un accessoire pour chien. Je vous avoue bien volontiers que j'ai tout d'abord eu une pensée mal-placée. En effet fut un temps (béni ?) ou ma tendre et chère aimait ces jeux quelques peu décalé, ou elle se transformait en "chienne" pour notre / mon plus grand plaisir. Le collier, la laisse ... Des instruments pour faire vivre son/mon fantasme. Donc devant cette devanture c'est d'abord elle que j'ai vu, habillé uniquement de cela.
Et puis mon esprit a arrêter de vagabonder pour revenir à la réalité et là, j'ai fait un rapide calcul, 1000 € pour l'ensemble, soit environ 9 semaines de courses pour nourrir une famille de 4 personnes (et encore nous ne sommes pas proche de nos sous) et j'ai frémis. J'ai même failli hurler surtout que quelques pas plus loin un jeune homme fait la manche pour se nourrir. Alors voilà c'est ça que de travailler dans les "beaux" quartiers, c'est côtoyer le beau et la réalité, le rêve et la cauchemar à quelques pas l'un de l'autre.
03 juillet 2008
tout va trop vite.
Si vous lisez ce qui se trouve ici, vous devez avoir compris que j'aime le silence, prendre mon temps quand c'est possible, me laisser vivre pour me laisser penser.
Et puis je trouve que tout va trop vite. Trop d'information tue l'information, la grande messe du 20 H diffuse des informations avec légèreté malgré la gravité du ton et passe allègrement de la mort de dizaine de personnes à la naissance de l'enfant de je ne sais quelle starlette dont tout le monde aura oublié le nom (mais pas le décolleté) d'ici quelques dizaines d'années (peut être même de jour vu la vitesse à laquelle l'homme oubli).
Alors un soir que par mégarde nous avions laissé le téléviseur allumé sur le journal j'entends "émeutes en Chine suite au décès d'une jeune fille". Je tends l'oreille, mon cerveau enregistre quelques images de foules en colère, puis maintenant notre page politique internationale "G. W. BUSH termine sa tournée d'adieu" ....
Je me dis, bon il se passe encore quelque chose en Chine qui n'a rien à voir avec le Tibet, rien à voir avec les J. O., rien à voir avec les tremblements de terre. Enfin si tout de même un peu avec les J. O., avec les droits de l'Homme et tout ça. Bon je me dis qu'à l'heure ou les J. O. approche ils en parleraient encore dansle journal du lendemain histoire d'en remettre un couche. Que le C. I. O. comprendrait enfin que l'idéal des jeux semble tout de même légèrement en contradiction avec la manière de foncitonner de ce pays. Et bien non, le lendemain l'information avait disparu, pas de trace, pas même un entrefilet.
Alors juste pour information (sommaire je sais mais information quand même) :
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/4504/104/
Pour ne pas oublier que les J. O. (en tout cas dans mon esprit) c'est aussi la représentation au monde d'un idéal d'égalité.
02 juillet 2008
c'est dure la vie (4)
Bon, pour ceux qui aurait du mal à suivre, résumé des épisodes précédents :
Mon beauf A. s'est séparé de sa femme C. Ils ont une petite fille P. Jusque là vous suivez ? C. est partie refaire sa vie avec une femme (sisisi ça arrive dans la vraie vie je vous assure). Après un gros passage à vide, A. a semblé reprendre un peu du poil de la bête, reprendre goût à la vie, à sa fille. Il s'est mis à rencontré des gens, s'est trouvé un boulot, un appart. Bon tout n'est pas rose loin de là. Sa fille lui manque et il ne sait pas comment le lui dire, comment lui faire comprendre qu'elle est importante. Il vient d'une famille ou l'expression des sentiments par les mâles est quelque chose qui ne s'apprend pas en regardant les parents. Et puis de rencontre en rencontre il trouve Laura. Ah celle-là ! Je ne l'ai pas rencontré mais elle a été la cause de longues, très longues conversations téléphoniques, enfin de monologue de sa part plutôt. Elle est merveilleuse, elle est intelligente, elle est équilibrée (Enfin quelqu'un d'équilibré dans sa vie, une bonne nouvelle) mais elle est étrange. Elle donne des rendez-vous qu'elle n'honore pas, elle ne veut pas donner son adresse, elle ne veut pas le voir quand lui en envie. Nouveau coup de déprime. Et puis elle est férue d'ésotérisme, vies antérieurs, karma, sens de la vie ... Seulement voilà il s'avère que la dame en question n'est pas si équilibré que cela. Et après nombreux, très nombreux coups de téléphones il s'avère finalement que la dame est une manipulatrice qui adore jouer avec les hommes en mal d'amour. Alors Laura si jamais je suis amené à croisé ta route, fais attention à toi, j'ai la colère qui gronde.
Mais bon beauf A. est facilement manipulable, trop instable dans sa tête, trop de colère qu'il ne sait pas contre qui tourner, trop de mal être qu'il ne sait pas comment guérir. Et vous savez le plus drôle, il est psychologue !
Il s'est mis dans la tête qu'il fallait qu'il fasse un travail sur lui. il a été voir un psychologue, mais quand on n'est pas prêt à faire un travail sur soi, aller voir quelqu'un qui ne fait que vous écouter parler, cela ne semble pas servir à grand chose. Et là, une nouvelle fausse bonne idée germe dans son esprit. Certainement après avoir entendu parler d'other worlds
C'est un homme qui est parti à la rencontre de Shaman en Amazonie et qui raconte ce qu'il a vu, vécu, les expériences ressemblant à des NDE (Near Death Experience), le travail sur soi accompli. Bon je me dis qu'un peu de travail sur soi pour recoller tout les morceaux de son âme dans un bloc un peu plus solide et souple que le précédent ne peut pas lui faire de mal.
Oui mais voila, pour son anniversaire A. s'offre ... Un voyage en Amazonie. Un peu comme s'il souhaitait marcher sur les traces du réalisateur, partir à la rencontre de ces peuples pour se faire ses propres expériences. Lui qui n'a jamais été en camping, qui gueule quand un moustique l'approche de trop près et en est encore à appelé papa ou moi pour un problème de porte qu'il ne peut pas ouvrir, je ne le vois pas bien partir seul vers une contrée lointaine. Surtout qu'à mon avis, il ne veut pas se chercher, il veut fuir ce qu'il a ici, ses soucis, sa fille, son ex ...
Pourquoi partir si loin pour se trouver, pense t-il vraiment que son ego se trouve à plusieurs milliers de km de la France. Comment peut-il espérer trouver un semblant de réponse à ses questions alors qu'il ne pose pas les bonnes ? Pourquoi ne commence t-il pas plutôt par un simple travail sur soi, seul ou dans un lieu dédié, monastère ou autre ?
Alors nous nous inquiétons, parce que quand un mec qui perd sa carte de crédit et sa carte d'identité 3 fois par an, parle de partir tout seul au bout du monde, oui je pense que l'on a le droit de s'inquiéter. Et puis sa fille, sa seule enfant à qui il a promis qu'elle vivrait avec lui à partir de Septembre, comme va t-il lui expliquer ?
Autant de question qui vont rester sans réponse ... Jusqu'à ce que nous sachions ou il va, ce qu'il fait.
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