30 septembre 2008
bonnes résolutions
Ecrire peut-il être une drogue ? Non ! Car comme toute substance provoquant une aliénation il faudrait que le sevrage soit difficile et il n'en est rien. En tout les cas pas en ce qui me concerne. C'est fou cette facilité qu'ont les mots à venir un jour en force s'épancher pour bientôt disparaitre à nouveau.
Une drogue non : Mais une thérapie oui, certainement. Il va falloir qu'un jour me décide à écrire pour Camille. Sorte de longue histoire dont j'espère ne jamais connaitre la fin, relatant les mésaventures de notre petite famille, les douleurs, les bonheurs. Toutes ces choses qui font qu'elle est là, présente au milieu de nous, de notre vie. Partie intégrante et tumultueuse entre nous, avec nous. Un projet que je nourris depuis longtemps et que à force de grossir finira bien un jour par voir le jour en vrai.
Et puis, ... Et puis il y a aussi cette lettre commencée qu'il faut que je termine. Ce blog laissé en jachère qui ne demande qu'à être à nouveau commencé. Mais pour le moment je profite de cette source de mots pour tout coucher sur le papier.

Esprit enfin sorti de sa torpeur, esprit qui flotte sur une mer de mots et ne se laisse pas de pécher celui qui lui convient. Envies nouvelles d'écrire encore et encore, de chercher enfin l'inspiration de cette histoire dont je détiens les bases et qui ne se laisse pas écrire. C'est étrange, longtemps j'ai cru avoir du talent, au moins une facilité pour mettre les mots les uns derrière les autres. Et puis voici venu ces trous, ces moments de rien ou au lieu d'écrire, je lis, je dévore tout ce qui passe à proximité sans rien qui me satisfasse vraiment.
24 septembre 2008
Il est revenu
Qui donc, ben mon imbécile de frère tiens. En fait cela fait longtemps qu'il est réaparu, très exactement le lendemain de sa disparition. Grand soulagement dans toute la famille comme vous pouvez l'imaginer. Et bien sur la question : que s'est il passé ?
Et bien tout simplement une arnaque par mail. Un courriel de type, bonjour vous avez gagné 20 000 € et afin de pouvoir vous les faire parvenir il nous faut 1500 €. Alors ce con (désolé je ne vois pas d'autres termes) file 1500 et en plus trouve le moyen de dépenser grace à ses putains de prêt obtenu en 5 minutes plus de 3000 €. Jusqu'au moment ou ses neurones ont retrouvé un peu de mobilité et qu'il s'est rendu compte qu'il n'aurait jamais rien. Du coup à cause de cette mauvais blague, il a failli se foutre en l'air. je sais il est con. Croire à ce genre de chose alors qu'il a plus de 34 ans c'est n'importe quoi. Je pensai que de laisser un peu de temps passé avant de l'écrire allait me calmer mais en relisant ce qui précède je me rends bien compte qu'il n'en est rien. Je lui en veux d'être aussi naïf, de ne pas avoir demandé avant de croire à cette histoire. Je lui en veux du mal qu'il fait, a fait à mes parents.
J'ai toujours pensé que mes parents étaient fier de moi. Chez nous pas d'effusion d'affection. De mémoire je ne me souviens pas que ma mère m'ait dit "je t'aime". Dire que j'en souffre non. Parce que ce n'est pas nécessaire de le dire. Par contre cela fait parfois du ien de l'entendre. Allez assez de psycho de comptoir pour aujourd'hui.
10 septembre 2008
ou estil ?
coup de fil à 21H30, ma maman. Mon grand frère de 3 ans mon ainé a disparu en lui envoyant un SMS laconique "j'an ai marre, au revoir". Immédiatement la soirée perd de son charme. Il est 00H17 et toujours aucune nouvelle. Je ne peux pas dire que je sois très proche de lui mais c'est mon frère. Les liens du sang ont ceci de stupéfiant que même si on n'est pas très proche par les idées ou les goûts. Mais c'est mon frère bordel. Qu'est ce qu'il lui a pris à cette tête de con. Dernière nouvelle, il a bu, pris des anti-inflammatoires et autres puis est monté dans sa voiture pour aller on ne sait ou. Putain fais chier. Et moi je suis là, dans mon canapé à 200 km de chez moi, des mes parents qui ont besoin de moi. Et je culpabilise. Et .. Et il est temps que j'aille me coucher en espérant que cette journée verra mes yeux s'ouvrir sur une bonne nouvell.
08 septembre 2008
pensée profonde ?
Un stylo, une feuille. Une main pour tenir le stylo et voici les signes qui s'alignent l'un derrière l'autre, étrange train que le voyageur pourra regarder passer. Une pensée profonde, une par jour, comme celle qu'essaie de trouver la petite fille de "L'élégance du hérisson". Pas pour moi. Une pensée profonde par jour est bien trop compliquée, une pensée c'est déjà bien assez. Mais même pour cela je n'ai plus le temps. Pensé ! Pansé ! Oui des pansements il m'en faut. Tous les jours pour soigner les bobos de l'âme, des blessures du cœur que provoque l'amour qui s'effiloche. Et ces blessures sont légions, profondes. Et puis il y a les autres. Toutes les autres.
Les blessures de l'âme. Et là il n'est pas question de pansements, "il faut recoudre", c'est le seul moyen pour que ça cicatrise correctement. Mais attention, rien ne garantit que ça tiendra. Et puis … Et puis ai-je envie de guérir de ces blessures. Elles sont tellement ancrées en moi. Névrosé ? Bien sûr ! Obsessionnel ? Non ! Euh … A vrai dire … Je ne sais pas. Névrosé non pathologique, ça me semble une bonne définition. Disons que je suis comme monsieur tout le monde, un névrosé qui se supporte plus ou moins, qui a appris à vivre avec. Amoureux ? Oui. Absolument ! Esthète ? Je me suis toujours demandé ce qui se cache derrière ce mot. Allez M. LAROUSSE, dites nous ce qu'il en est : Esthète, personne qui professe le culte du beau. Mais qu'est ce qui est beau. Est-ce qu'une Ferarri c'est beau ? Un controle de Zidane?
Un coucher de soleil sur une montagne ?
Tient tout cela me donne envie de me lancer dans un abcdaire comme je l'ai vu sur d'autre site. Peut-être un jour, peut-être demain.
01 septembre 2008
la lettre que je n'enverrai pas.
Pourquoi donc ? et
bien parce que elle n'est plus dans l'état d'esprit et d'envie qui lui
permettait de prendre avec le sourire ce genre de chose. Parce qu'elle a changé
dans ses désirs et que cela fait dorénavant partie du passé (et peut être du
futur aussi).
Mon amour,
Les enfants sont
absents. Une journée sans contrainte, une journée sans soleil, une journée
sousl a couette.
Nous décidons de ranger un peu les vêtements trop longtemps laissés dans les
placards.
Une valise qui traîne
là depuis … trop longtemps. Une fermeture éclaire qui glisse avec ce bruit si
caractéristique et puis la redécouverte. Sur le tas de linge LA cravache. Celle
qui m'a (trop peu) servit à te fesser et en dessous le collier de chienne que
tu as quelques fois portée. Refroidi par les nombreuses rebuffades dont j'ai
été dernièrement la victime je ne relève pas, me contentant de laisser ces
objets là où ils sont. Le téléphone sonne, bruissant une ambiance brutalement
électrique. Je descends, écoute, envoi balader le pauvre télémarcheur et
retourne dans la chambre. J'espère … Et trouve encore plus.
Tu es à genou,
toujours habillée de ton jean, torse nu mais le collier n'est plus dans la
valise. Il orne ton cou, lourd cercle de cuir dont tu t'es parée. Dans tes
mains tendues, paumes vers le haut la cravache. La laisse est attachée au
collier et pend entre tes seins. Sur le moment je reste interdit devant ce
magnifique spectacle. Tes yeux brillent d'une lueur que je n'(ai pas vue depuis
longtemps. Je m'agenouille devant toi et t'embrasse doucement. Tes lèvres
s'ouvrent, ta bouche accueille ma langue. Le temps n'est plus. Plus d'avant,
d'après, juste ce moment ou tu t'offres à moi. Je me redresse, la cravache et
la laisse. Tu te lèvres, croises les mains dans le dos et me suis. Notre chambre
est juste à coté. Je regrette que nous ne possédions pas un château pour te
promener ainsi dans ces longs couloirs. Je me tourne vers toi et à nouveau
t'embrasse, ta langue, tes lèvres, ton cou. Fébrilement mes mains ouvrent ton
pantalon, glisse sur l'entrejambe, appuie, caresse, agrippe. Je me laisse
guider par tes soupirs, par ton déhanchement puis je m'agenouille devant toi et
fait lisser ton pantalon, en profitant pour goûter la peau de tes cuisses. Tu
culotte est là, devant moi, je devine à travers sa dentelle ta toison, cette
douce forêt que je veux garder intacte. Je me délecte un instant de tes odeurs,
de ces parfums de femme, de sexe et me redresse. Doucement je te tourne face au
mur et te pousse contre lui. Je mélange mains aux tiennes,. Jeux de quatre
mains sur tes seins. Pointes dressées effleurées, ongles glissant sur tes
rondeurs, puis mes mains entraînent les tiennes sur le mur et les libèrent.
J'attrape tes hanches et les tire en arrière. Pas besoin de mot, tu te cambres
offrant ton derrière mes caresses. Mais je préfère me coller à toi, te faire
sentir à travers le tissu tout le désir que j'ai pour toi,. Je me sens proche
d'exploser, je sais que si je te pénètre à peine, quelques secondes suffiront
pour que je vienne. Alors j'attrape tes seins, les caresses, balance le bassin,
accompagné par ton propre mouvement. Mes deux mains en un ballet presque
parfait s'éloignent l'une de l'autre. Pendant que l'une gravit légèrement ton
cou l'autre descend, passe la rondeur de ton ventre et se perd dans ta toison.
Ton propre mouvement emmène un doigt curieux en toi et me propulse au septième
ciel. Je jouis longuement dans mon sous-vêtement tout en tentant de ne rien
montrer. Ton mouvement s'accélère contre moi, mes mains qui te gravissaient à
trouver tes lèvres, à moins que ce ne soit l'inverse. Tu te fais l'amour sur ma
main en même temps que tu me suces. Je m'éloigne de toi, te laisse ainsi, avide
du plaisir que je ne peux plus te donner. Je ramasse la cravache et la fais
glisser le long de ta colonne t'arrachant un frémissement. Elle descend sur tes
fesses, tu te cambres davantage. Elle descend encore, tu écartes encore plus
les jambes. Doucement je la glisse entre tes cuisses, sur ton sexe ouvert. Tu
te frottes dessus, étalant ton plaisir sur le cuir. Puis la cravache claque sur
une fesse laissant sa marque rouge. Un cri, le corps qui se tend et se cambre à
nouveau comme un appel. Un deuxième coup qui laisse aussi sa marque. A chaque
fois le même cri étouffé et la même demande de ton corps. Tes fesses déjà
belles deviennent sublimes quand elles se parent de rouge.
Je laisse tomber la
cravache et te tourne vers moi pou t'embrasser. Je ne suis pas encore en état
de t'honorer et pourtant tout mon corps te réclame. Cette fois, toujours te
tenant par la laisse je t'emmène jusqu'à notre chambre. Pourquoi donc n'avons
nous pas pris un lit à barreaux, cela aurait été tellement plus simple. Une
paire de menottes et tu aurais été à moi. Alors je me contente de t'allonger
sur le lit. Tu souris, m'attire à toi et m'embrasse. Quelle est douce cette
langue qui cherche la mienne. Quelles sont agréables ces mains qui parcourent
mon corps. Je me redresse et de la poignée de la laisse frappe doucement les
pointes de tes seins? Je veux que tu t'offres à moi. Je veux lire sur tout ton
corps le désir, que la flamme de ton regard se projette dans chaque parcelle de
ta peau. Tes lèvres sont déjà conquises alors je m'attaque à tes seins. Je
place tes mains pour que tu les offres et à nouveau les tapes avec la laisse.
Tu frémis, gémis mais tes mains restent en place, ton bassin ondule. La laisse
frappe légèrement ton ventre, ton pubis, ton sexe. A chaque fois que le cuir
touche ton intimité tu te mords les lèvres. Je donne un rythme régulier à
chacun de ces attouchements. Clac … Clac … Clac et à chaque fois le même
roulement des hanches, le même cri contenu. Clac….. Je saute un temps et ton
bassin se propulse à la rencontre d'un vide, reste un instant suspendu et
redescend. Clac. Le coup te surprend, pas plus fort que les autres, pas différent
et pourtant le cri cette fois-ci t'échappe. Nouveau coup mais sur tes cuisses
cette fois. Juste à coté de l'aine. Tes cuisses s'écartent davantage, plus bas
sur la cuisse; elles s'écartent encore. Plu bas encore et tu bascules les
genoux vers ton buste t'offrant en toute impudeur à mon regard.
Je t'empale de mon sexe. Plonge en toi. Me fonds dans ton intimité. Tes jambes
se détendent, tes mains ouvrent mon pantalon, libère mes fesses, les agrippent,
donnent le tempo de ton corps à coup d'ongle. Ta bouche se ferme sur mon
épaule, tes dents entaillent la chair. Mon bassin entre dans la danse, te
pourfends, te plaque violemment à chacune des puissantes incursions en ton
corps. Tu jouis et moi aussi, harmonie retrouvée de deux corps retrouvés, de deux
envies à nouveau en osmose. La douleur dans mon épaule éclate, celle de mes
fesses arrivent ) mon cerveau. Peu importe mon Amour, je t'aime.
de retour.

Et oui je suis revenu. D'où ? Ben de vacances tien.
Et dire que le retour est difficile est bien en dessous de la vérité. Et où donc que je suis parti ? Au bord de la mer, du coté de Royan, sur la côte Atlantique. Et c'était biiiiiennnn.
Ne rien faire ... Enfin presque rien, parce que avec deux enfants ne rien faire n'existe pas. Mais qu'il était doux d'aller à la plage avec pour seule contrainte faire des trous dans le sable, s'assurer que la plus grande ne se noit pas et que la plus petite à toujours de l'eau dans son arrosoir.
Et puis les siestes, crapuleuses a souhait. Les livres que je dévorais à en perdre la vue, le café à l'ombre des arbres ....
Tout ça c'est finit. Hélas, mais qu'est ce que c'était bon.
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