24 octobre 2008
psycho 3
- Bonjour docteur.
- Bonjour comment allez-vous ? Enchanté de faire votre connaissance. Prenez place.
- Merci. Je suis quelque peu troublée car je ne viens pas pour moi mais pour Paupaul et son colocataire. Ils sont venus en consultation hier.
- Le secret professionnel m'empêche de faire toute allusion de mes patients à un autre.
- Bien entendu. Mais je pense que je peux vous aider.
- Excusez-moi, chère demoiselle mais c'est moi qui suis censé aider et non vous. (sourire)
- Oh bien entendu. Sans remettre en question votre capacité dans votre domaine, je pense sincèrement être plus apte à vous donner la clé de leur désarroi qu'ils ne le sont eux mêmes. Voyez-vous, ils sont assez brouillons lorsqu'il s'agit de Paulette et de sa colocataire.
- .... (un silence presque embarrassant emplit la pièce)
- Voilà, je saute à l'eau. L'histoire entre Paulette, sa coloc, Paupaul et son coloc est assez simple et en même temps tellement complexe par la faute du coloc.
- de Paulette ?
- Non de Paupaul voyons. Je sens que cela ne va pas être de tout repos !
- Continuez
- Le coloc de Paupaul est quelque peu étrange.
- Ah oui ?
- Il a du mal à montrer ses intentions et semble se braquer si les choses ne se passent comme prévu et me demandez pas de quel sens il s'agit, je crois qu'il n'en sait rien lui-même.
- Qui ne va pas dans le sens de qui ?
- Deux secondes. Je vais vous donner un exemple de son côté
brouillon. Un jour, les 4 intéressés se retrouvent dans l'ascenseur
tous seuls. D'habitude bien que Paupaul soit plus démonstratif que son
colocataire, ce jour-là les deux étaient en symbiose. Et sans crier
gare, la bouche du coloc de Paupaul s'est retrouvé sur la bouche de la
colocatrice de Paulette.
- Et cela fut-il désagréable ?
- Non pas du tout. Bien au contraire.
- Alors où était donc le problème ?
- Arrivés à l'extérieur la bouche de la colocatrice était toujours en demande et était certaine d'être prise captive à nouveau par celle du coloc de Paupaul. Rien.
- C'est-à-dire ?
- Plus aucun assaut de la part du coloc. Vous pensez bien que la bouche ait été troublée, déçue et quelque peu agacée de ce ... enfin, vous voyez ce que je veux dire.
- Pour être francs, j'ai un peu de mal à suivre.
- Eux aussi. Enfin passons. La bouche, Paulette et sa coloc auraient pu lui en tenir rigueur mais pas du tout. Le lendemain, elles ont recommencé à séduire Paupaul et son colocataire. Voyez qu'elles ne sont pas rancunières.
- C'est le moindre que l'on puisse dire.
- Figurez-vous que Paupaul et son coloc le sont eux. Enfin, je crois. Ils s'étaient donné rendez-vous tous les 4 mais cela n'a pas pu avoir lieu.
- Qui a décommandé ?
- Personne en réalité. Elles s'étaient trompées sur l'heure de leur départ en vacances et partaient très tôt le matin.
- Effectivement, ce n'est pas poser un lapin ça.
- C'est comme cela qu'ils vous l'ont décrit ? Je sais vous ne parlez pas des autres patients. Quoiqu'il en soit depuis, Paupaul et son coloc sont d'humeur assez changeante et même quelquefois ennervante. Par exemple...
- Désolé mais nous avons déjà dépassé de 2 minutes. Nous nous verrons la semaine prochaine. Cela fait 70 euros.
-C'est cher pour aider ces deux maladroits dis donc !
16 octobre 2008
psycho 2
- Bonjour docteur.
- Bonjour, comment allez-vous ?
- Pfffu … Si vous saviez.
- Je ne sais pas mais c'est pour cela que vous êtes ici, pour me raconter.
- J'ai à nouveau croisé Paulette. Et c'était ….
- Oui ? c'était comment ?
- Fabuleux. Je n'ai pas eu l'impression de traverser de bois, j'ai mis quelques
instants à la trouver mais quand ce fut fait. Ouahououououuuu !
- A ce point là ?
- En fait ce n'est pas tant Paulette, elle a l'air très agréable au toucher
mais il faudrait voir plus avant, que sa colocataire, à moins que ce ne
soit la propriétaire je ne sais plus. Elle pousse de ses soupirs. On dirait
qu'elle veut alerter ses coburalistes.
- Elle tient un débit de tabac ?
- Non elle travaille dans un bureau.
- Paulette travaille dans un bureau et sa coloc/propriétaire vent du tabac ?
- Vous le faites exprès docteur, vous ne comprenez rien.
- Oui je fais exprès, je vous taquine. Je suis d'humeur aujourd'hui.
- Ah ben vous avez de la chance parce que moi …
- Vous ?
- Et bien elle m'a posé un lapin.
- Paulette ?
- Oui. Non. Vous m'embrouillez à la fin. Paulette et sa coloc. Du coup Popaul
est en berne.
- Popaul ?
- Oui vous savez mon coloc qui prend ses aises. Surtout devant elle.
- Devant Paulette ?
- Non. Il ne l'a jamais vu. Ca a failli arriver. Mais il est timide le garçon. Et puis parfois
tellement pressé.
- Oh il est comme nous tous, il court après le temps
- Non il court après le plaisir. Et des fois sans prévenir, comme ça il se
lache, alors je lui en veux.
- Donc ils ont failli se rencontrer ?
- Et puis sa coloc à fait faux bond.
- Sa coloc ? La coloc de la coloc de Paulette ?
- Non la coloc de Paulette. Vous pourriez faire un effort tout de même.
- Excusez-moi. Bien poursuivez, je suis tout ouïe.
- Donc je disais qu'elle m'a fait faux bond.
- Oui j'avais noté. Et votre ami à pris cela comment ?
- Désappointé. Terriblement désappointé. Et puis …. Rassuré aussi.
- Comment ça ?
- Si jamais il court et s'essouffle avant d'être arrivé. Paulette ne va pas
être contente, sa coloc furax. Elle a menacé de me tuer.
- Tant que ça ? Je suis sur que c'était figuratif.
- …
- N'est-ce pas ?
- …
- Et pourquoi cette rencontre n'a pas eu lieu ? Ah c'est terminé. 70 €, oui je
sais les tarifs ont augmenté mais une amie m'a dit que je n'étais pas assez
cher. A la semaine prochaine donc, même jour, même heure.
09 octobre 2008
Réponse
Tout d'abord je tiens à vous remercier pour ce beau
moment que vous m'avez permis de vivre en ce début d'après-midi. Cela
m'a permis un temps de sortir de ma léthargie et de prendre un peu de
vie, même si je me sentai dans l'instant quelque peu à l'étroit.
Heureusement que mon compagnon a eu la bonne idée de me faire prendre
l'air pour que je puisse m'étendre plus à mon aise.
Et madame, cette Elle dont vous parler est effectivement fort agréable,
à regarder, à contenter. Mais que voulez-vous, je suis un aventurier
moi, contrairement à lui. Et la découverte de nouveaux horizons, gravir
de nouvelles montagnes, pénétrer des forêts que je suppose ne plus être
vierge, m'enfoncer dans des grottes humides, parcourir d'adorables
vallées, rien de tout cela ne me fait peur.
Mais hélas je suis très attaché à lui, lié à la vie pourrai-je même dire.
Par contre je me vois dans l'obligation de vous contredire. Contrairement à mon voisin du dessus qui se prend pour le cerveau, vous êtes la seule à avoir su m'éveiller en pleine journée et loin d'Elle. Et oui j'ose le dire encore, vous m'avez envouté, charmé. Et encore je suis sur que si jamais votre main s'aventurait à me rencontrer j'en pleurerai de joie. Et je n'ose penser à ma réaction si, dans un élan de générosité, vous déposiez un baiser sur ma personne.
J'espère Madame que vous saurez pardonner ma maladresse mais les mots m'échappent à flots et j'ai quelques difficultés à les maitriser.
Votre dévoué.
07 octobre 2008
premier courrier
Cher Monsieur,
Je vous ai prévenu
que j'allais me venger. Alors, je continue. Utilisons votre imagination!
J'ai ouïe dire que
vous étiez assez indiscipliné et que votre compagnon n'a plus aucun control sur
vous. Mais ce n'est pas sérieux. Vous montez pour je ne sais quelle raison et
vous lui faites voir des misères à ce pauvre Frédéric et ce, même au travail
avec d'autres que sa bien aimée. Une petite sonnerie de téléphone et une voix féminine
et vous êtes parti pour une nouvelle montée. Ce petit mot a donc pour but de
mettre un terme final à cette rébellion que vous semblez apprécier de plus
belle.
Dites-vous donc, que
vous avez eu une petite douceur câline avec "Elle", la seule et unique,
qui devrait vous remettre sur le droit chemin. Enfin, je l'espère.... mais de
quoi rêvez vous donc? A t-on idée de rêver à une paulette assise sur le bureau
de votre compagnon de route, enflée de plaisir et humide à l'idée de vous
recevoir en son antre? Peut-on rêver de ce plaisir inouï et exquis qu'elle
aurait à vous recevoir en son sein si étroit et n'attendant que vous pour lui
donner le plaisir qu'elle réclame?
N'est-ce pas indécent
de vous imaginer emprisonné dans cette prison dont les parois sont étroites et
mouillées? Maintenant vous parlez d'envoûtement mais vous délirez mon cher.
Comment aurait-elle pu vous envoûter cette pauvre et innocente Paulette ? En
vous recevant chaque fois avec délice et plaisir et en vous en donnant?
Mais cela n'est point arrivé. Ou peut être que la douceur et l'odeur de sa peau
vous ont complètement rendu dépendant?!
J'espère que ce petit "rappel du règlement" vous remettra sur la bonne voie et que vous saurez vous tenir à l'avenir! Sincères salutations!
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