MaFcA

rien n'est dans le titre. Un peu de moi, de vous, des histoires, des pensées ... Un blog de plus c'est tout. Mais à moi.

28 octobre 2008

ode

poitrine

 T’ai-je déjà parlé de tes seins ? je pense que oui. Pas grave, je vais le faire encore Je les adore, les aime, les vénère. Pourquoi ? Je ne sais pas et ne veux pas savoir. Et puis peu importe. Les fait est là : j’aime tes seins.

J’aime les tenir dans mes mains, masse douce et chaude au creux de ma paume. Doux. Oui très doux même. D’accord ils ont changé, plus lourd qu’à nos vingt ans mais toujours aussi beau, aussi désirable. Si tu savais comme il m’est difficile de ne pas me jeter dessus quand tu les montres que ce soit pour prendre une douche ou bien te changer avant d’aller au lit. Et puis ils sont chez toi un important organe de plaisir, pour le mien, le tien. Jouer avec la langue sur leur pointe, ou bien les saisir entre mes doigts, les sentir dur entre mes lèvres, inflexible à ma langue.

tt2

(http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/Exhibition-voyeurs/fesses-seins-pensez-sujet_527_1.htm)
 

En écrivant ces mots me viennent des images. Un jour que nous faisions l’amour, toi sur moi (que j’aime cette position) je te pris les mains et délicatement les posai sur ta poitrine. D’abord timide tu coinçais les pointes entre les pouces et index et les caressa quelques secondes. Puis t’enhardissant tu les attrapas sans retenu, les faisant rouler, les tirant, les étirant. Et chaque mouvement de tes mains s’accompagnait d’un mouvement de tes reins. Symbiose de ton plaisir qui à ce moment là (je le compris comme tel) était égoïste. Yeux fermés, bouche entrouverte laissant échapper ton plaisir tu étais merveilleuse à regarder ? Je suis comme cela, voyeur qui te voudrait par moment être impudique. Et je pourrai parler ainsi de ton minou, de tes fesses, ton ventre, tes cuisses, ton cou, tes lèvres. Ah …. Tes lèvres …

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09 octobre 2008

perdu ? retrouvé ?

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A.N., A.B., V.A.

Quels points communs entre toutes ces lettres ? Ah bon ! Vous ne voyez pas ! Allez je vous aide, le A vous le trouverez ici. Pour le N, reportez-vous deux textes plus bas et pour le V, et bien un peu d’imagination que diable.

Mais par contre ou moi je vais ? Je ne sais plus. Moi l’homme parfait, 34 ans, gentil, solitaire, qui repasse-cuisine-fait le ménage-s’occupe des enfants, en couple depuis 15 ans je pète aux coutures. J’éclate, je me dilate et y prends plaisir. Et la culpabilité ? Pour le moment non. Peut être un jour. Et si elle vient elle me bouffera, me dévorera mais cela fait trop longtemps que la vie s’est empêtrée dans une routine qui ne veut pas bouger. Il faut dire aussi que nous ne faisons pas grand-chose pour cela. Mais là je ne sais pas. Des occasions à saisir ? Oui ! Mais il y en a déjà eu et je ne les ai pas prises. L’envie de séduire, de plaire ? Non je ne crois pas même s’il faut bien avouer que c’est sympa de se savoir désirer. Si j’y pense et bien … Je n’y pense pas. Manière tout à fait indélicate de ne pas se présenter le problème, je le conçois, le reconnait mais c’est trop. Je suis d’un naturel timide, anxieux et j’ai pris l’habitude d’affronter ce qui me fait peur. C’est certainement pour cela que la hot-line me va bien. Chaque appel est un défi, au moins les premiers temps dans une nouvelle boite. Et puis les gens finissent par avoir en ce gentil dilom à la voix si douce, qui les aide, qui est si gentil. Alors ensuite c’est plus simple. Une fois que la confiance est installée tout va bien. Et puis survient l’A.N. Drôle, sans retenue, expansive au possible avec un rire qui fait venir le soleil. Elle écrit, moi aussi. Nous échangeons nos écrits, commentons, critiquons et le temps passe. La critique est bonne, les textes de plus en plus personnels. Et puis elle joue, elle aime jouer. S’amusant sans méchanceté de mes maladresses, de mes hésitations. Et les barrières tombent, mes barrières. Je ne sais plus. J’éclate, la vie me fait éclater. Et c’est bon.

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30 septembre 2008

bonnes résolutions

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Ecrire peut-il être une drogue ? Non ! Car comme toute substance provoquant une aliénation il faudrait que le sevrage soit difficile et il n'en est rien. En tout les cas pas en ce qui me concerne. C'est fou cette facilité qu'ont les mots à venir un jour en force s'épancher pour bientôt disparaitre à nouveau.
Une drogue non : Mais une thérapie oui, certainement. Il va falloir qu'un jour me décide à écrire pour Camille. Sorte de longue histoire dont j'espère ne jamais connaitre la fin, relatant les mésaventures de notre petite famille, les douleurs, les bonheurs. Toutes ces choses qui font qu'elle est là, présente au milieu de nous, de notre vie. Partie intégrante et tumultueuse entre nous, avec nous. Un projet que je nourris depuis longtemps et que à force de grossir finira bien un jour par voir le jour en vrai.
Et puis, ... Et puis il y a aussi cette lettre commencée qu'il faut que je termine. Ce blog laissé en jachère qui ne demande qu'à être à nouveau commencé. Mais pour le moment je profite de cette source de mots pour tout coucher sur le papier.

pecheur
Esprit enfin sorti de sa torpeur, esprit qui flotte sur une mer de mots et ne se laisse pas de pécher celui qui lui convient. Envies nouvelles d'écrire encore et encore, de chercher enfin l'inspiration de cette histoire dont je détiens les bases et qui ne se laisse pas écrire. C'est étrange, longtemps j'ai cru avoir du talent, au moins une facilité pour mettre les mots les uns derrière les autres. Et puis voici venu ces trous, ces moments de rien ou au lieu d'écrire, je lis, je dévore tout ce qui passe à proximité sans rien qui me satisfasse vraiment.

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24 septembre 2008

Il est revenu

Qui donc, ben mon imbécile de frère tiens. En fait cela fait longtemps qu'il est réaparu, très exactement le lendemain de sa disparition. Grand soulagement dans toute la famille comme vous pouvez l'imaginer. Et bien sur la question : que s'est il passé ?
Et bien tout simplement une arnaque par mail. Un courriel de type, bonjour vous avez gagné 20 000 € et afin de pouvoir vous les faire parvenir il nous faut  1500 €. Alors ce con (désolé je ne vois pas d'autres termes) file 1500 et en plus trouve le moyen de dépenser grace à ses putains de prêt obtenu en 5 minutes plus de 3000 €. Jusqu'au moment ou ses neurones ont retrouvé un peu de mobilité et qu'il s'est rendu compte qu'il n'aurait jamais rien. Du coup à cause de cette mauvais blague, il a failli se foutre en l'air. je sais il est con. Croire à ce genre de chose alors qu'il a plus de 34 ans c'est n'importe quoi. Je pensai que de laisser un peu de temps passé avant de l'écrire allait me calmer mais en relisant ce qui précède je me rends bien compte qu'il n'en est rien. Je lui en veux d'être aussi naïf, de ne pas avoir demandé avant de croire à cette histoire. Je lui en veux du mal qu'il fait, a fait à mes parents.
J'ai toujours pensé que mes parents étaient fier de moi. Chez nous pas d'effusion d'affection. De mémoire je ne me souviens pas que ma mère m'ait dit "je t'aime". Dire que j'en souffre non. Parce que ce n'est pas nécessaire de le dire. Par contre cela fait parfois du ien de l'entendre. Allez assez de psycho de comptoir pour aujourd'hui.

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10 septembre 2008

ou estil ?

coup de fil à 21H30, ma maman. Mon grand frère de 3 ans mon ainé a disparu en lui envoyant un SMS laconique "j'an ai marre, au revoir". Immédiatement la soirée perd de son charme. Il est 00H17 et toujours aucune nouvelle. Je ne peux pas dire que je sois très proche de lui mais c'est mon frère. Les liens du sang ont ceci de stupéfiant que même si on n'est pas très proche par les idées ou les goûts. Mais c'est mon frère bordel. Qu'est ce qu'il lui a pris à cette tête de con. Dernière nouvelle, il a bu, pris des anti-inflammatoires et autres puis est monté dans sa voiture pour aller on ne sait ou. Putain fais chier. Et moi je suis là, dans mon canapé à 200 km de chez moi, des mes parents qui ont besoin de moi. Et je culpabilise. Et .. Et il est temps que j'aille me coucher en espérant que cette journée verra mes yeux s'ouvrir sur une bonne nouvell.

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08 septembre 2008

pensée profonde ?

styloUn stylo, une feuille. Une main pour tenir le stylo et voici les signes qui s'alignent l'un derrière l'autre, étrange train que le voyageur pourra regarder passer. Une pensée profonde, une par jour, comme celle qu'essaie de trouver la petite fille de "L'élégance du hérisson". Pas pour moi. Une pensée profonde par jour est bien trop compliquée, une pensée c'est déjà bien assez. Mais même pour cela je n'ai plus le temps. Pensé ! Pansé ! Oui des pansements il m'en faut. Tous les jours pour soigner les bobos de l'âme, des blessures du cœur que provoque l'amour qui s'effiloche. Et ces blessures sont légions, profondes. Et puis il y a les autres. Toutes les autres. Les blessures de l'âme. Et là il n'est pas question de pansements, "il faut recoudre", c'est le seul moyen pour que ça cicatrise correctement. Mais attention, rien ne garantit que ça tiendra. Et puis … Et puis ai-je envie de guérir de ces blessures. Elles sont tellement ancrées en moi. Névrosé ? Bien sûr ! Obsessionnel ? Non ! Euh … A vrai dire … Je ne  sais pas. Névrosé non pathologique, ça me semble une bonne définition. Disons que je suis comme monsieur tout le monde, un névrosé qui se supporte plus ou moins, qui a appris à vivre avec. Amoureux ? Oui. Absolument ! Esthète ? Je me suis toujours demandé ce qui se cache derrière ce mot. Allez M. LAROUSSE, dites nous ce qu'il en est : Esthète, personne qui professe le culte du beau. Mais qu'est ce qui est beau. Est-ce qu'une Ferarri c'est beau ? Un controle de Zidane?



Un coucher de soleil sur une montagne ?

coucher

Tient tout cela me donne envie de me lancer dans un abcdaire comme je l'ai vu sur d'autre site. Peut-être un jour, peut-être demain.

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01 septembre 2008

de retour.

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Et oui je suis revenu. D'où ? Ben de vacances tien.
Et dire que le retour est difficile est bien en dessous de la vérité. Et où donc que je suis parti ? Au bord de la mer, du coté de Royan, sur la côte Atlantique. Et c'était biiiiiennnn.
Ne rien faire ... Enfin presque rien, parce que avec deux enfants ne rien faire n'existe pas. Mais qu'il était doux d'aller à la plage avec pour seule contrainte faire des trous dans le sable, s'assurer que la plus grande ne se noit pas et que la plus petite à toujours de l'eau dans son arrosoir.
Et puis les siestes, crapuleuses a souhait. Les livres que je dévorais à en perdre la vue, le café à l'ombre des arbres ....
Tout ça c'est finit. Hélas, mais qu'est ce que c'était bon.

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08 juillet 2008

folie

monopoly

Actuellement je travaille dans un très beau quartier de notre chère capitale, le 1er arrondissement. Place Vendôme exactement. Vous savez, celle des joailliers, des montres à 40 000 € (période de solde !) et des voitures de luxe.
Cette place est située juste à coté de la rue St Honoré, vous savez celles-qui sont en jaune, à coté de la rue de la paix.

DSCN7670Et bien dans cette rue se trouve une boutique : la maison Goyard. Une très belle devanture qui n'a pas manqué d'attirer mon regard et celui de nombreux passants. Et comme je suis de nature curieuse, en plus de m'approcher, j'ai regardé. Et qu'est ce que j'ai vu ? Et bien un très joli collier d'une valeur de 750 €. Seul hic, il s'agit d'un accessoire pour chien. Je vous avoue bien volontiers que j'ai tout d'abord eu une pensée mal-placée. En effet fut un temps (béni ?) ou ma tendre et chère aimait ces jeux quelques peu décalé, ou elle se transformait en "chienne" pour notre / mon plus grand plaisir. Le collier, la laisse ... Des instruments pour faire vivre son/mon fantasme. Donc devant cette devanture c'est d'abord elle que j'ai vu, habillé uniquement de cela.
Et puis mon esprit a arrêter de vagabonder pour revenir à la réalité et là, j'ai fait un rapide calcul, 1000 € pour l'ensemble, soit environ 9 semaines de courses pour nourrir une famille de 4 personnes (et encore nous ne sommes pas proche de nos sous) et j'ai frémis. J'ai même failli hurler surtout que quelques pas plus loin un jeune homme fait la manche pour se nourrir. Alors voilà c'est ça que de travailler dans les "beaux" quartiers, c'est côtoyer le beau et la réalité, le rêve et la cauchemar à quelques pas l'un de l'autre.

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02 juillet 2008

c'est dure la vie (4)

cerveau

Bon, pour ceux qui aurait du mal à suivre, résumé des épisodes précédents :
Mon beauf A. s'est séparé de sa femme C. Ils ont une petite fille P. Jusque là vous suivez ? C. est partie refaire sa vie avec une femme (sisisi ça arrive dans la vraie vie je vous assure). Après un gros passage à vide, A. a semblé reprendre un peu du poil de la bête, reprendre goût à la vie, à sa fille. Il s'est mis à rencontré des gens, s'est trouvé un boulot, un appart. Bon tout n'est pas rose loin de là. Sa fille lui manque et il ne sait pas comment le lui dire, comment lui faire comprendre qu'elle est importante. Il vient d'une famille ou l'expression des sentiments par les mâles est quelque chose qui ne s'apprend pas en regardant les parents. Et puis de rencontre en rencontre il trouve Laura. Ah celle-là ! Je ne l'ai pas rencontré mais elle a été la cause de longues, très longues conversations téléphoniques, enfin de monologue de sa part plutôt. Elle est merveilleuse, elle est intelligente, elle est équilibrée (Enfin quelqu'un d'équilibré dans sa vie, une bonne nouvelle) mais elle est étrange. Elle donne des rendez-vous qu'elle n'honore pas, elle ne veut pas donner son adresse, elle ne veut pas le voir quand lui en envie. Nouveau coup de déprime. Et puis elle est férue d'ésotérisme, vies antérieurs, karma, sens de la vie ... Seulement voilà il s'avère que la dame en question n'est pas si équilibré que cela. Et après nombreux, très nombreux coups de téléphones il s'avère finalement que la dame est une manipulatrice qui adore jouer avec les hommes en mal d'amour. Alors Laura si jamais je suis amené à croisé ta route, fais attention à toi, j'ai la colère qui gronde.
Mais bon beauf A. est facilement manipulable, trop instable dans sa tête, trop de colère qu'il ne sait pas contre qui tourner, trop de mal être qu'il ne sait pas comment guérir. Et vous savez le plus drôle, il est psychologue !
Il s'est mis dans la tête qu'il fallait qu'il fasse un travail sur lui. il a été voir un psychologue, mais quand on n'est pas prêt à faire un travail sur soi, aller voir quelqu'un qui ne fait que vous écouter parler, cela ne semble pas servir à grand chose. Et là, une nouvelle fausse bonne idée germe dans son esprit. Certainement après avoir entendu parler d'other worlds


other_worldsC'est un homme qui est parti à la rencontre de Shaman en Amazonie et qui raconte ce qu'il a vu, vécu, les expériences ressemblant à des NDE (Near Death Experience), le travail sur soi accompli. Bon je me dis qu'un peu de travail sur soi pour recoller tout les morceaux de son âme dans un bloc un peu plus solide et souple que le précédent ne peut pas lui faire de mal.
Oui mais voila, pour son anniversaire A. s'offre ... Un voyage en Amazonie. Un peu comme s'il souhaitait marcher sur les traces du réalisateur, partir à la rencontre de ces peuples pour se faire ses propres expériences. Lui qui n'a jamais été en camping, qui gueule quand un moustique l'approche de trop près et en est encore à appelé papa ou moi pour un problème de porte qu'il ne peut pas ouvrir, je ne le vois pas bien partir seul vers une contrée lointaine. Surtout qu'à mon avis, il ne veut pas se chercher, il veut fuir ce qu'il a ici, ses soucis, sa fille, son ex ...

fuite

Pourquoi partir si loin pour se trouver, pense t-il vraiment que son ego se trouve à plusieurs milliers de km de la France. Comment peut-il espérer trouver un semblant de réponse à ses questions alors qu'il ne pose pas les bonnes ? Pourquoi ne commence t-il pas plutôt par un simple travail sur soi, seul ou dans un lieu dédié, monastère ou autre ?
Alors nous nous inquiétons, parce que quand un mec qui perd sa carte de crédit et sa carte d'identité 3 fois par an, parle de partir tout seul au bout du monde, oui je pense que l'on a le droit de s'inquiéter. Et puis sa fille, sa seule enfant à qui il a promis qu'elle vivrait avec lui à partir de Septembre, comme va t-il lui expliquer ?
Autant de question qui vont rester sans réponse ... Jusqu'à ce que nous sachions ou il va, ce qu'il fait.

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14 novembre 2007

instant vécu

Hier soir elle m'est apparue en petite tenue. Oui je sais rien d'extraordinaire la dedans, il s'agit de mon épouse tout de même. Quoi de plus normal que cela. Surtout qu'en plus ce n'était pas fait de manière aguicheuse, non simplement elle voulait se changer. Alors elle est entrée dans la salle de bain pendant que je donnai le bain à la plus petite. Et puis elle s'est déshabillée, sans gêne, avec l'habitude que donne les années passées l'un auprès de l'autre. Mais moi, et bien moi je l'ai regardé. Doublement regardé même. Une première fois avec mes yeux d'homme, jugeant, jaugeant. Les années, les grossesses et les bons petits plats que je prépare ont laissé leur marque sous la forme de cuisses trop grosses, d'un ventre qui s'allourdit, d'une poitrine qui suit inexorablement les lois de la pesanteur … Et puis, oh comble de l'horreur pour certains elle n'était pas épilé. Et pour ceux qui suivent ce blog vous savez qu'elle est plutot fournit en ce qui concerne le pilosité.

Et puis à nouveau je l'ai regardé. Mais avec les yeux de son amant, de son mari amoureux fou, de cet homme qui ne cesse de se délecter de sa présence, de sa chaleur. Et d'un seul coup effacés tout ces défauts, envolé la graisse mal placé. Je ne voyais plus que la femme que j'aime tenir entre mes bras, que l'amante douce et timide dont le corps me rend fou. Mes doigts se sont souvenus du grain de sa peau, du délice provoqué par le contact de sa toison. Et ma bouche s'est rappelé également le salé de sa peau, le contact de son sein, le gout de son intimité. Je l'aime. Eperdument. A ne plus savoir que faire de tout cet amour que j'ai pour elle. Plus le temps passe plus je peux mesurer combien il est dur de rester cote à cote, de continuer à s'aimer. Les silences se font et ne se défont plus. Avant, je me souviens il suffisait que nos corps se trouvent pour que tout s'apaise, pour que l'harmonie revienne. Aujourd'hui il arrive que nos corps ne se répondent plus avec la même facilité. J'avais imaginé qu'à force de faire l'amour je connaîtrai tout les secrets pour provoquer chez elle l'abandon, le délice. Que nenni, j'en connais quelques-uns uns oui. La manière dont elle sert les cuisses quand elle va jouir, cette façon de bouger les reins quand je suis en elle, ses mains dans mes cheveux quand elle veut devenir chienne … Tous pleins de choses qui font qu'elle est unique à mes yeux. Mais cela n'est pas suffisant. Il nous manque … la liberté. Celle que nous avons perdue lorsque nous avons eu nos enfants. Bien sur que c'est un grand bonheur, bien sur que je ne renie pas leur présence, bien au contraire. Mais que les parents qui n'ont jamais pensé un instant que nos chères têtes blondes étaient un poids bien trop lourd lèvent le doigt !

P.S. Tu vois pousse mousse, j'ai continué à creuser. Mais plutôt que de le faire seul dans ma tête j'ai décidé de me servir de mes (rares) lecteurs (rices) comme de psy. Peut être ma thérapie sera t-elle efficace.

Posté par dilom à 13:50 - ma vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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